Du 7 octobre 2023 au 3 juillet 2026 :

Suleiman Al-Abeed, ancien joueur de l’équipe nationale palestinienne, a été tué par les forces israéliennes en août 2025.
Ramallah, le 7 juillet 2026
L’Observatoire des médias de l’OCI sur les crimes israéliens contre les Palestiniens met en lumière la situation du sport dans la bande de Gaza, alors que le monde se prépare pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. L’Observatoire de l’OCI a révélé l’ampleur de la tragédie qui a frappé les activités sportives dans la bande de Gaza, notamment après que les forces d’occupation israéliennes ont tué 928 athlètes en mille jours et détruit la plupart des installations et salles sportives, contraignant les Palestiniens de la bande à pratiquer leur sport au milieu des décombres et sous des tentes. Selon l’Union palestinienne des médias sportifs, les forces d’occupation israéliennes ont tué 1 012 Palestiniens issus des mouvements sportifs, de jeunesse et de scoutisme dans la bande de Gaza et ont détruit 285 installations sportives entre le début de la guerre d’anéantissement en octobre 2023 et le 3 juillet 2026. La population de Gaza tente de relancer certaines activités sportives par des efforts individuels et collectifs, mais le véritable obstacle à leur plein épanouissement réside dans le manque d’infrastructures sportives adéquates, les difficultés de transport et d’accès aux terrains d’entraînement dues à la grave pénurie de véhicules et au coût élevé des taxis, la destruction des routes et l’occupation israélienne, qui fragmente la bande de Gaza.
Les habitants de Gaza souffrent également d’une pénurie de vêtements de sport standardisés, de leurs prix élevés sur les marchés aux ressources limitées, et d’un manque de nutriments et de compléments essentiels pour la pratique sportive. Cette situation est aggravée par les restrictions imposées par l’occupation sur l’entrée de nourriture via les points de passage, sous un blocus israélien étouffant.
Pour les habitants de la bande de Gaza, le sport représente un moyen de faire face à la situation psychologique difficile qu’ils endurent pour la plupart. Ils y voient également un soutien psychologique indispensable pour les aider à affronter les difficultés liées au manque de services, d’éducation et de soins de santé, ainsi qu’à l’anarchie et au chaos qui ont suivi la destruction de 90 % des infrastructures de Gaza.
Selon l’agence de presse palestinienne WAFA, les Palestiniens de la bande de Gaza ont réussi à surmonter nombre de ces difficultés grâce à la création du club de football « Gaza de la Volonté », destiné aux personnes handicapées et composé de joueurs amputés lors de l’offensive israélienne. Mohammed Al-Sheikh Khalil, arbitre sportif et professeur d’éducation physique, a déclaré à WAFA que la bande de Gaza a connu une timide reprise de certaines activités sportives depuis la signature de l’accord de cessez-le-feu en octobre 2015. Les personnes impliquées dans diverses activités sportives ont commencé à organiser des tournois locaux et des stages d’entraînement dans les camps de déplacés. Cheikh Khalil et d’autres s’efforcent d’utiliser les ressources disponibles pour former les enfants, qui constituent la plus grande proportion de victimes de l’agression israélienne. L’Observatoire de l’OCI a recensé 21 500 enfants tués parmi les 73 066 Palestiniens tués par les forces israéliennes au cours des mille premiers jours de l’offensive militaire. Ce chiffre inclut également 1 022 enfants de moins d’un an et 520 nourrissons nés après le début de l’offensive et tués pendant celle-ci. Le monde du sport a également été témoin de l’assassinat de plusieurs athlètes de renom, dont la joueuse de baseball Reham Al-Khatib en septembre 2025, ainsi que de celui de l’ancien joueur de l’équipe nationale palestinienne Suleiman Al-Abeed, tué par les forces israéliennes en août 2025 alors qu’il attendait de l’aide humanitaire. Ce crime a non seulement mis en lumière les souffrances des Palestiniens dans leur lutte sanglante pour se nourrir, mais a aussi révélé la réalité du sport, comme d’autres domaines, et sa vulnérabilité face à la machine militaire israélienne, qui cible indistinctement toutes les personnes. Al-Abeed figure parmi les 2 605 personnes assassinées en tentant d’obtenir de l’aide alimentaire dans ce qui s’apparentait à des pièges mortels. On compte également 19 124 blessés et plus de 200 disparus.
